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Now on Exhibit
January 17 to February 27, 2010
Opening on January 17
Space 1
Christian Messier
La forêt s'en vient

La forêt s’en vient

La forêt est au sens commun, un lieu. Dans ce lieu, tous les jours arrivent des événements. Par exemple, un arbre perd ses feuilles, un oiseau sort de son œuf, des louveteaux se chamaillent, une abeille butine, un coyote dévore sa proie, etc.

Mais la forêt, comme un tableau, est beaucoup plus complexe que l’on pourrait croire. Au départ, il n’existait pas de forêt. Comme le paysage, elle a été inventée par l’homme. C’est celui-ci qui a nommé ainsi l’ensemble des événements créés par les arbres et les animaux d’un territoire. Mais maintenant amenée à l’existence, la forêt ne se contente plus de n’être qu’un simple contenant d’événement ; elle veut être elle-même l’événement et elle l’est par son mouvement immobile vers nous. Elle arrive sans bouger.

Les tableaux de ce corpus illustrent la forêt profonde et ses habitants. Les mi-hommes, mi-singe ou mi-chiens côtoient des chauves-souris, des cobras ou d’autres animaux dissimulés derrière les arbres et tout cela prend forme par de généreux empâtements colorés. Mais la vraie forêt ne se trouve pas par sa représentation. Devant ces tableaux, la forêt devient l’événement de sa propre venue et nous restons là à l’attendre. Nous attendons le sens d’une forêt de sens que nous n’arrivons pas à saisir entièrement. Elle s’en vient sans bouger et nous nous enfonçons dedans sans nous en apercevoir. Nous nous perdons dans la forêt qui s’en vient comme nous nous noyons en regardant l’océan. 



January 17 to February 27, 2010
Opening on January 17
Space 2
Dustin Wilson
Reversion to The Original Point

If the past is a relativistic block universe, the future is quantum uncertainty, and the two are joined at the present(which I suppose is a quantum gravity interface), then Reversion to the Original Point  is an attempt to reach into the probabilistic froth/uncertainty of the future with the extremely localized focus of New Brunswick, Canada.  The events of the future, solidified by my research, have about a 0.01 percent chance of actually occurring. While this may seem highly unlikely my predictions are still several orders of magnitude greater than those of my contemporaries; fellow future archeologists who’s predictions are often mundane in comparison to my own. The futurology community at large has attempted to explain away this discrepancy by pointing out the fact that my contemporaries make their predictions based on holistic information and trends emerging from large population groups around the planet. While my research is based solely in New Brunswick and surrounding areas, a small low population province in a large low population country. So according to the futurology establishment, my work is not relevant. I have come to the conclusion that the established futurology community have absolutely no vision, which is the greatest possible sin when looking into the future and is boring me to tears.

 

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November 1 to December 12, 2009
Opening on November 1 at 2pm
Space 1 and 2
Evergon
Passion Plays

In french:
L’exposition :
Jeux de la passion/Passion Plays
* présente une nouvelle production artistique d’Evergon. Un premier espace, comblé de 11 photographies grand format, et, un second, animé de 16 vidéos, interrogent les modes de préservation de lieux et de pratiques gay. Distinctes, ces photographies particularisent des mises en scène homoérotiques fictionnelles tandis que, sous le regard nostalgique de l’artiste, ces vidéos engagent une réflexion sur l’historicité même d’espaces de fraternisation gay, en voie de disparition.

Il en résulte, alors, une vision particulière de l’intimsphäre que forment ces représentations visuelles, dévoilant les us et coutumes d’une communauté d’hommes se réservant normalement le droit, d’être vus sans issu et à l’insu de la vue. Misant sur l’absence d’interdits, l’artiste questionne tout autant des pratiques de sollicitation du corps gay, dans toute leur monstration de la chair que des lieux d’assouvissement du désir d’homosexualité.

De même, il en va, indubitablement, d’un pied-de-nez à l’Internet : cet ailleurs virtuel : lieu de tous les possibles érotiques de l’heure pour que ces représentations, naturellement « historiées» de vécus, créent d’exemplaires jeux de la passion.

L’artiste : Né en 1946 à Niagara Falls, Ontario, Evergon vit et travaille à Montréal. Il est titulaire d’un Baccalauréat en beaux-arts de l’Université Mount Allison, Sackville (N.-B.) (1970) et d’une Maîtrise en arts du Rochester Institute of Technology (N.Y.) (1974). Durant sa carrière, il a exposé tant en Amérique, en Europe qu’en Australie. Présentement, il enseigne à l’Université Concordia à Montréal.

Le commissaire : Karl-Gilbert Murray détient un Baccalauréat en Histoire de l’art et une Maîtrise en Études des arts de l’Université du Québec à Montréal. Depuis quelques années, il a réalisé plusieurs expositions, notamment : Battre le «  faire » au féminin : Louise Prescott, Christine Palmiéri et Renée Chevalier, Galerie Verticale (2002); Le Corps gay, MACL (2002); Passé/Présent : l’objet d’art sans frontière, MACL, Centre d’exposition de Val-David, Praxis art actuel, Centre d’exposition de Mont-Laurier (2005); Le Corps gay, Hart House (Toronto-2004), Centre d’exposition de Rouyn-Noranda (2005), Écomusée du Fier monde (Montréal-2006) et Attila Richard Lukacs: De l'obscurité/Inside Darkness, MACL(2008).

* 2 publications rédigées par le commissaire accompagnent l’exposition.

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